De l'Eau Dans Le Plafonnier

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DISTRIBUTION

Texte: Frédéric Gelbseiden

Avec : Julien Peschot, Georges Riesi, Thomas Andro

Son: Nicolas Rosette

Graphisme: Xeen


le spectacle a été créé le 12 décembre 2002 au Théâtre Gérard Philipe à Montpellier, puis repris au Baloard en mai 2004 et au Théâtre de Poche en juin 2006



SYNOPSIS / NOTE D'INTENTION


 

 

"L'âme lumineuse d'un réverbère m'avait pris pour témoin de son existence.

 

 

De « ses » existences serait plus juste.

Pensez donc, cinquante ans d'histoires rocambolesques, c'est qu'il en avait des aventures à me raconter.  Je n'imagine pas tout ce que peut voir et entendre l'éclaireur de nos nuits citadines.

On conçoit difficilement la vie animée que possède une telle âme.

Et pourtant... »

Il importera - au moins cela - que le comédien ne joue pas un réverbère mais qu'il le soit. Et que l'on ne nous raconte pas de sornettes, les réverbères vivent, voyagent, pensent et parlent comme tout le monde. Enfin comme tous les humains capables de tels exploits..

Il importera aussi que le comédien pense bien à rassembler ses jambes quand... il ne marche pas, évidemment. Aussi sa tête est-elle très très (et pas seulement "très") légèrement penchée lorsqu ‘il est à l'arrêt, ce qui ne manquera pas de le rapprocher davantage du chien. Cette inflexion disparaît dès qu'il se déplace.

Et qu ‘une seule de ses mains ne soit sortie à la fois.

 

Le plateau - boîte noire nue. Plutôt à jardin, la structure métallique (vert très foncé, presque noir d'une tête de réverbère à échelle d'homme; structure dont il manque le toit. Du haut de la structure sur les traverses, pendent des draps de tule blancs. C'est le "chez lui" du réverbère. Au devant de chez lui, un monticule parallélépipédique avec des marches. C'est le perchoir.

 

En devant de scène, l'esquisse d'un trottoir, d'une rue. En fond de scène, éventuellement une vitrine de bar.

A l'intérieur de chez lui, un tapis orangé - comme la lumière - au sol. Pendu, un pardessus noir.

Sont indispensables les accessoires suivants:

-Des cigarettes magiques qui s'allument toutes seules.

-Des lunettes noires d'aveugle mais qui peuvent être V.I.P quand même.

-Un chiffon, propre de préférence.

-Un costume colonial crème avec un panama.

 

Et le quotidien du comédien, deux mains, deux bras, un torse et si possible... une tête.

 

Frédéric Gelbseiden