
Un spectacle tout public à partir de 12 ans
Traduction Bernard Tesla
Mise en Scène : Marie Raynal
Avec : Linda Dorfers Marie-Audrey Simoneau
Création Lumière : Fabrice Ménard
Création Son : Pierre Coulon Cerisier
Assistance technique : IEFAR Music'All (Montpellier)
Scénographie : Fabrice Ménard
Graphisme : Mathilda
Photo & Dessin : Michel Rivolier
Bande-annonce : David Laget, Cinéo Films
Diffusion: Héléna Payan
Production : Compagnie des Nuits PartagéesThéâtre d'O / Conseil Général de l'Hérault
Ce spectacle a été créé le 10 octobre 2007 au Théâtre d'O (Studio Gabriel Monnet) à Montpellier pour huit représentations après une résidence de 30 jours.
Le texte est publié aux Editions Théâtre - l'école des loisirs
Une bande-annonce contenant des extraits du spectacle est disponible sur demande.
Le spectacle est adapté au public adolescent à partir de la quatrième.Dans ce cas, il peut être accompagné d'un échange avec les jeunes.
Les souliers rouges de Tiziana Lucattini, c'est l'histoire de deux jeunes filles qui tentent d'échapper à la mort.Deux jeunes filles qui sortent de leur zone et rêvent de rejoindre le Sud. Le Sud, l'endroit où on ne tue pas les enfants.
Les souliers rouges c'est aussi un conte.Celui-ci fascine autant qu'il effraie.
Il est le prétexte d'une halte dans la cavale effrénée des protagonistes. Sur un bout de terrain vague, les deux filles cherchent les souliers cachés la veille.La rumeur de la ville, les coups de fusils tirés au loin rendent le danger omniprésent.Si le bruit se rapproche, elles se taisent et se cachent .
Favilla et Mammadera sont deux petits animaux traqués.Dans leur fuite, nous, spectateurs, assistons a leur dernière nuit. L'happy-end n'aura pas lieu.
Pour mon travail à mener autour de ce texte, je cherche dans l'actualité et les témoignages... ce que je découvre est d'une violence a peine imaginable.Pour restituer un peu de cette terreur je dois arriver a rendre l'histoire des deux jeunes filles universelle. Ce qui n'existe pas encore «chez nous» peut arriver demain.
« Nettoyer » les quartiers, faire appel a des gangs armés pour tuer les enfants errants. Entrer dans la combine pour protéger les siens.
Difficile de faire entendre des réalités aussi crues sans être un peu averti. C'est pourquoi je veux faire entendre ces témoignages, sous forme de préalable, avant de jouer la fiction. Dresser un tableau de la situation me semble indispensable pour attirer l'attention des gens venus entendre le conte des Souliers rouges.
Je prendrais donc le parti du réalisme dans tout ce qu'il rend de cruel et violent.Ceci pour laisser place aux « instants » de conte qui offrent alors les bouffées d'air pur, des tunnels colorés dans lesquels on s'engouffre pour ne plus entendre l'horreur du quotidien.
« Le nombre moyen d'enfants assassinés est de trois ou quatre chaque semaine, mais dan ce quartier , en six semaines, on en a tué cent soixante-quatre.Très souvent des policiers travaillent hors service comme garde du corps. Un commerçant leur dit qu'il connaît un voleur ou un vendeur de drogue et qu'il serait content de ne plus le voir tourner autour de chez lui.« Je te donne dix dollars pour ce gamin qui emmerde mon fils et ma famille ».Alors tu bois un verre et puis un autre et tu entres dans la combine. Et quand tu y es, tu n'en sors plus. C'est comme ça que le policier commence à tuer. Mais de toute façon on ne tue que des vauriens, des dangers pour lasociété.Donc, pour sauvegarder le tourisme et le commerce il n'y a pas d'autres choix. Un nettoyage bien fait dans un quartier résidentiel coûte seulement trois mille cinq cent dollars. Avec cette somme , on a une quinzaine de tueurs pour ramener la paix. »
Voix d'un journaliste et d'un tueur, extraits de la pièce
Le pays ? Un pays quelconque où les enfants sont livrés à l'errance.
Le lieu ?Une route déserte, à l'extrême périphérie d'une grande ville. Au coucher du soleil.
Les personnages ?Deux filles.
L'époque ? L'histoire se déroule de nos jours.
Didascalie en ouverture de la pièce
Avec Les Souliers Rouges, Tiziana Lucattini fait référence aux trop célèbres « escadrons de la mort » d'Amérique Latine.Depuis une vingtaine d'années, face à la prolifération du nombre d'enfants dans les rues, des groupuscules , avec l'approbation d'une partie de la population, se substituent aux hommes de loi, jugés trop lents ou inefficaces. Financées par des hommes d'affaires locaux, ces milices composées essentiellement de policiers et de militaires, assassinent des enfants dans une quasi impunité.

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Conditions Techniques
Espace : Ouverture : 7 - 9 m Profondeur : 3 - 6 m
Son:
REGIE
● 2 lecteurs CD sans auto-pause, si possible identiques
● 1 console (2 entrées lignes stéréo, 1 sortie stéréo)DIFFUSION
● 2 enceintes accrochées au lointain, extrême jardin & cour, dirigées vers le milieu duplateau, derrière le grillage, en indirect (type PS8, MTD108, MPB200...)
grillage
Plateau vu de dessus
HP1 HP2
Public
Eclairage:
Jeux d'orgue 12 circuits, programmation manuelle ou enregistrée
2 racks 12x2/3 KW
8 PC 500/1000 W
2 projecteurs Basse Tension 250 W
3 rampes de spots (facultatif)
2 découpe 650 W (facultatif)
2 pieds à crémaillères avec barres de couplage et rehausses
Accueil catering : quatre personnes
Une loge avec lavabo, miroir et WC
Durée du spectacle : 55 minutes
Temps de montage : la journée (deux services de 4h) de la représentation
Démontage : un service (4h), à l'issue de la représentation