Détournement de contes, création tout public à partir de 6 ans

 

Résidence de création du 29 août au 04 septembre 2010 au Théâtre En Flammes, 42 rue Adam de Craponne, Montpellier

Présentation "en chantier" le 04 septembre 2010 à 17h00 dans les lieux sur invitation.

Spectacle à voir en famille à partir de 6 ans

DISTRIBUTION

Oriane: Elise Carville

Nicolas 68, le Sage-fou, le Hibou, le Vilan: Julien Peschot

Le loup, le Petit Chaperon Rouge, Carlotta: Marie-Christine Jeanney

La conteuse, Pamela: Linda Dorfers

Maestro: Pierre Coulon Cerisier

Ecriture : création collective

Regard extérieur: Linda Dorfers

Création lumière: Marion Alsina

Création Costumes: Ghislain Wilczenty

Création Visuel: Elise Carville

Durée: environ 45 minutes

 

SYNOPSIS

Prêt pour donner son grand concert, Maestro est interrompu et se retrouve propulsé dans le royaume de Nicolas 68.
Ce Roi, de type monarquo-dictatorial, est désespéré.
Sa femme l'a quitté, sa deuxième femme, acheteuse compulsive, est obsédée par son vieillissement prématuré et sa fille unique, Oriane, est victime de maladie chronique.
Au royaume, le peuple s'endort, ne travaille plus......et les caisses se vident.
EN BREF: C'EST LA CRISE.
Lever la malédiction? Rien de plus facile!
Sacrifier sa fille et ramener la prospérité? Mais bien sûr.

Si Tex Avery avait rencontré Andersen, Grimm, Perrault et Guignol pour faire du théâtre, ils auraient été heureux de vous présenter ce spectacle!
Les contes s'entremêlent, Maestro se réinvente, la Princesse part dans sa quête initiatique...
Détournement de contes mêle l'univers du clown, du burlesque, du cartoon, tout en nous entrainant dans un univers féérique et farfelu sous forme de road movie.

A déguster sans modération!

 

NOTES D'INTENTION

Ce spectacle est né d'une envie complexe, travailler à partir d'un canevas improvisés tout en
privilégiant l'interaction avec les enfants, le public.
Une première forme intéractive proche du théâtre de tréteaux a été créé en 2007, et joué avec
des publics scolaires (maternelles et primaires), en centres de loisir, Maisons Pour Tous,
médiathèque et dans l'espace public (Quartiers Libres Montpellier, Festival d'Aurillac) soit une
trentaine de représentations.
Suite à ces différentes dates, la cie a tiré un certain nombres de conclusions:
- L'envie d'écrire un texte et d'avoir une dramaturgie précise
- L'envie de jouer encore plus sur l'idée du conte, de ses conventions et de
démonter les mécanismes scéniques et narratifs. Nous nous sommes amusés
avec le côté intérieur-extérieur d'une histoire: le pouvoir de celui ui raconte sur ce qu'il
fait exister, la révolution des personnages, une machinerie à échelle humaine: voir le
spectacle entrain de se faire.
- L'envie de travailler sans décor matériel, mais avec des paysages musicaux impor
tants et dentifiables: ainsi chaque personnage, chaque monde existe par son univers
sonore.
- L'envie d'impliquer l'acteur physiquement et corporellement.

Nous continuons de travailler sur les archétypes et les stéréotypes en les poussant le plus loin possible par les ressorts du cartoon, du clown, du comique de répétition et des références à d'autres contes.
Tout ceci dans le but de créer un spectacle à la fois féérique, dans lequel on s'embarque, comme dans les histoires le soir au moment du coucher, mais aussi drôle, bizarre, décalé, proche de nous.
Un spectacle qui ouvre des portes aux questions et peurs que les enfants se posent parfois sans oser en parler.

Le propos:
Parmi les interrogations que le spectacle cherche à soumettre aux jeune public:
la question de la dualité et par conséquent de la relativité des choses
la question du point de vue, du placement.
la question de l'appartenance, du territoire et la peur de l'Autre (Comment s'enferme-ton pour ne
pas risquer sa place? Qu'est-ce que le pouvoir?)
le rapport entre imaginaire et respiration.
la question du pouvoir de décision et d'action de tout un chacun
(Comment passer de la situation de pion sur l'échiquier du conte à celle d'acteur?)

Cette réflexion sera présente à la fois :
• dans la forme du conte:
une histoire encadrée et ses personnages manipulés par un duo infernal, éternel couple du spectacle de piste et sa guerre de territoire: la conteuse blanche et le musicien auguste. La rivalité entre ses deux personnages ainsi que le débordement du cadre des autres personnages participeront à promener le spectateur sans cesse dans un rapport intérieur (l'histoire) – extérieur (le spectacle, la scène)
et
• le fond:
l'intrigue centrée sur une quête d'autonomie de la princesse, personnage principal, et sa traversée de territoires opposés (le royaume paternel en déchéance morale et financière – la cité HLM, véritable décharge publique de la sorcière, source de malédiction).

L'intrigue
Rien ne va plus au royaume de Nicolas 68.
Sa femme est partie en courant, sa deuxième femme préoccupée par son vieillissement prématuré et en proie aux achats compulsifs et Oriane, son unique enfant, chroniquement malade.
Et comme si cela ne suffisait pas, le peuple s'endort, ne travaille plus et...
les caisses du royaume se vident.
C'est la crise.
Que faire?
Oriane va-t-elle pouvoir payer le prix pour lever la malédiction et ramener la prospérité?
Un roi, tout ce qu'il y a de plus monarchico-dictatorial
Une princesse, très princesse, finalement enfant écrasé à la fois par l'autorité parentale toute puissante et une charge bien trop lourde: sauver le monde.
Entre eux: une malédiction dont l'origine se trouve dans le passé peu glorieux du roi ; elle paralyse le présent et menace l'avenir.
La princesse réussira-t-elle à vaincre ses peurs pour affronter la vie et remplir sa mission?

Scénographie
Sur le plateau:
à jardin: un espace, « autel » à sons composé:
• d'instruments électroniques (synthétiseurs, boîtes à rythme, claviers, expandeurs, micros)
• d'instruments acoustiques (mélodica, trombone...),
• traditionnels (cazou, guimbarde, percussions africaine et d'amérique latine...)
• de jouets musicaux (flûte à coulisse, boîte à musique, hochets, cloche et clochettes...).
Une bâche en plastique deviendra tour à tour rivière agitée, décharge/tas d'ordures.

Les costumes
imaginés et conçus par Ghislain Wilczenty qui nous propose lui aussi d'aller au bout des stéréotypes en travaillant à partir de matériaux modernes (vinyl, sky, alcantara, mousse, satin, lamé, fausse fourrure) associés à des coupes stylisées, géométriques et des couleurs typées (rose bonbon, or, pourpre...). Les costumes ainsi créés impliqueront pour chaque personnage un corps précis, une démarche ainsi qu'une gestuelle codées.

 

PHOTOS

 

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