UN JOUR MON PRINCE ...

(TITRE PROVISOIRE)

 

Un triptyque autour du genre

Trois spectacles pour trois publics cibles autour de la question des genres.

 

Préambule

Nous sommes en 2018 et pourtant force est de constater qu' il y a au sein de notre société

contemporaine très peu de domaines où l'égalité entre les femmes et les hommes existe.

Nous avons depuis 2004 questionné les relations femmes-hommes à la fois au sein

de nos spectacles et à travers nos différentes actions culturelles sur le terrain.

Dans la continuité nous envisageons de créer d’ici 2021 trois spectacles pour trois publics

cibles, autour des rapports femmes  - hommes, au travers de la construction

et de la confrontation des genres et des corps. 


Comme les enjeux et les préoccupations sont différentes selon les âges, chaque spectacle

sera conçu pour un espace symbolique particulier. La version “adolescent.e.s” évoquera

l’univers de la classe, lieu clos où s’apprennent les relations sociales. 

Nous commençons par interroger l’adolescence, cette période de transition et de construction

. Peut-être parce que comme le dit le texte, « je me sens comme un ancien adolescent ».

Nous ne savons pas d'où nous parlons, comment parler avec eux ? Nous sommes à peu près

des femmes, à peu près des hommes, une incertitude poussée comme raison. Ce désarroi

(au sens presque ancien ne plus avoir d'avoir,  c'est-à-dire d'armure) parcourt l'ensemble

de nos relations, parents, enfants, fille - garçon, femme - homme et interroge le monde.

Ce monde, de plus en plus virtuel et de moins en moins éprouvé par les corps en contact.

Or se sentir femme, homme est aussi une affaire de chair.
Pour toutes ces raisons il nous semble aujourd'hui essentiel d'aller interroger 
ces représentations

sur ce qui fait de nous des filles et des garçons, de futures femmes et de futurs hommes.

Ce qui nous divise, nous distingue, nous oppose, nous attire, nous repousse...

et peut-être nous rassemble.

Avec nos plus belles imperfections.


Linda Dorfers, Julien Peschot

Photo de répétition de la version ado "Genre, tu te sens comment ? "-

©Aléthéia audiovisuel

PREsentation du projet en tryptique 

Genre tu te sens comment ? » en est le premier volet à destination des 13/18 ans (et pourquoi pas de leurs parents).

    Nous poursuivrons en 2019/20 avec une création jeune public (8-12 ans) à partir d'enquêtes menées auprès d'élève en primaire (essentiellement CM1 / CM2)

et en 6è depuis l'automne 2018. De nos  échanges (sous forme d'ateliers théâtre et de théâtre-forum, mais aussi de discussions), avec les enfants ressort la place centrale de l'adulte dans la compréhension des rapports de genre.


Etant parents nous-mêmes, nous sommes obligé.e.s de constater que les représentations de genre et les discriminations qui en résultent imbibent l'éducation

et la construction identitaire de nos enfants dès le plus jeune âge, que ce soit à travers le monde de la consommation (jouets, cadeaux, publicité) ou encore l'éducation

(à la crèche, l'école, chez l'assistant.e maternel.le – bien que peu d'hommes exercent encore ce métier) ou les relations sociales (ami.e.s, voisinage). Si nous sommes

un tant soit peu lucides nous devons constater que malgré nous, nous participons de manière souvent insidieuse à cette construction.
Et ainsi dès l'âge de 8-9 ans les écarts se creusent et les choses passent déjà du côté de l'indicible et donc de l'impossible. Chacun.e suit sa voie, se raccrochant

à une norme repérable, pas toujours sans douleur. Or nous savons que moins nous échangeons, moins nous nous sentons le droit de penser ce que nous pensons

(y compris ce qui nous a été transmis dès le berceau) et moins il y a de chances pour que les confrontations puissent se faire dans un but de construction collective

via l'apprentissage de la négociation.

    En 2020/21 nous clôturerons par un spectacle centré sur la place du genre dans les relations entre adultes.


Nous sommes aujourd'hui face à une image fissurée des représentations femme - homme. L'homme, la femme sont incertain-e-s. La découverte de la vulnérabilité

de l'adulte se fait de plus en tôt. La fracture interne de l'adulte réside dans une tension entre l'acceptation de la force créative de la vulnérabilité (être vulnérable ce n'est pas être faible) et le nivellement par le haut (se battre pour survivre). Les rapports de domination présents dans le stéréotype de la relation prostituée-client continuent

de traverser toutes les strates de notre société. Que nous soyons femme ou homme, nous sommes confronté.e.s aux injonctions paradoxales partout présentes : « sois belle mais pas trop, gentille mais pas niaise ; sexy mais pas allumeuse ; aimable mais pas conne ; glamour mais pas pute ; mince mais avec des formes ; soignée mais décontractée ; sérieuse mais avec de l’humour ... ».

Depuis longtemps déjà, ce champ des inégalités est investi par différents mouvements associatifs et institutionnels. Nous allons enquêter en lien avec certaines associations (Arap Rubis Nîmes action de santé communautaire en milieu prostitutionnel, Martine, LGBT... liste non exhaustive), mais aussi « en direct » à partir de nos relations sociales affectives et professionnelles. Nous nous attacherons à échanger également avec des séniors

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